ALESIA A ALISE ?

Sites en relation avec une possible occupation Sénone primitive

  

  

Voir page d'accueil ( deuxième partie ) et Nota Bene

   

  

  

 

1 / Vix ( V ) :Fait partie du complexe du mont Lassois occupé sporadiquement depuis le néolithique , vaste butte qui domine la Seine , point stratégique commandant la haute vallée de la Seine et passage obligé sur la voie de l'étain , occupé principalement de - 550 à -450 , abandon puis réoccupation à la téne III .

La tombe princière de Vix figure parmi les plus opulentes , célèbre pour son cratère en bronze ( - 530 ) , exemplaire unique en son genre .

   

 2 / Sainte-Colombe ( VI ) : Tombe princière en correspondance avec la citadelle du mont Lassois ( tombe à char dont les éléments de roue sont à rapprocher de ceux d'Apremont , Jura ) .

   

3 / Magny-Lambert ( VIII ) : Sépulture représentative de l'aristocratie guerrière celte ( Longue épée en fer ) , fait partie du vaste complexe funéraire du Chatillonnais .

         

4 / Poiseul-la-ville ( fin VIII ) : Nécropole tumulaire comportant plusieurs tertres en pierre qui ont livré plusieurs longues épées en fer .Plusieurs pièces allogènes témoignent de contacts à longue distance et renforcent le caractère stratégique de cette partie de la vallée de la Seine . A noter aussi que les épées étaient disposées selon l'usage des celtes historiques tels que décrits par les auteurs antiques ( ce qui prouve par ailleurs que les écrits de ces derniers doivent être pris en considération )

 

5 / Saint-Seine l'abbaye : Ce site ne date à priori pas des Sénons puisqu’il n’apparaît qu’au VIe siècle ap  JC , toutefois il est impossible de l’exclure de l’étude pour des raisons évidentes exposées ci après :

A quelques kilomètres des sources de la Seine, le site devrait son nom à un nommé Sigo ( connu sous le nom de saint Seine ) , puis le nom évolua en Soigne, Seigne et Seine . De nombreuses sources traversent le parc de l'abbaye qui fut une station thermale au siècle dernier. La carte du second canton des Atturiens du Pagus Attuariorum mentionne Sanctus Sequanus . 

Le nom de Sanctus Sequanus est aussi cité dans les chroniques de Bèze en 830. 

 

Pourquoi l'abbaye fut elle fondée sur ce site ?

En 534 le moine Sigo vient s'installer dans la forêt de Cestre  Il meurt en 586 , il laissera ce nom au village de Saint-Seine l’Abbaye et fondera d'autres abbayes dont celle de Saint-Seine-sur-Vingeanne .

Nous sommes à cet endroit sur un point stratégique , lieu de passage entre le Nord et le Sud et antique route de l'ambre et de l'étain .

On peut remarquer deux éléments dont l'importance n'échappera à personne , nous sommes à quelques km des sources de la Seine , la " coïncidence " n'est sans doute pas fortuite ; nous sommes aussi dans le même secteur que les nécropoles situées sur le cours supérieur de la Seine .

 6 / Quelques km plus au Sud on trouve achevant cette ligne , le Suzon , rivière basée sur la racine Seg évoquant la force , le Suzon ( Segusio )  atterrit à Dijon qui doit son nom à cette rivière sacrée ( Divio ) .

On peut remarquer aussi que le nom de Sigo (°) est basé sur la racine germanique évoquant la force , hasard ?

Il est même possible que l'abbaye ait remplacé un lieu de culte antérieur , le Seine, de Sigo/saint Seine serait donc une résurgence toponymique .

Exemple de noms donnés à Saint-Seine-sur-Vingeanne , on y voit les hésitations de la phonétique  :

 

1220 : Sanctus Sequanus le Reçot et Sanctus Sequana Villa

1252 : Sanctus Secanus 

1252 : Saint Ceigne sur Vingenne

1256 : Saint-Seingne

1272 : Saint Ceingne

1300 : Sein-Seigne

1312 : Saint-Soigne

1372 : Saint-Saigne

1398 : Saint-Seigne

1644 : Saint-Seyne-les-Halles-sur-Vigenne

 

On peut comparer utilement le nom Sigo de France avec celui de Suisse
qui aurait donné Syens ( commune et village vaudois du district de Moudon.) .

Siens en 1228, nom "probablement" d´origine burgonde, dériverait du nom propre Sigo, Siggo .
La proximité avec les noms de Sien et Sens est à remarquer , ainsi qu'avec les formes anciennes du nom de Syam ( Jura ) .

 

 

7 / ( Croix ) , Sâne vive , Sâne morte ( sous toute réserve ) : Ces noms pourraient venir du roman sanha, sainha, sayna, sana , du bas latin sagna, saignia, saina, sania ou du gaulois *sagna, sania, « marais ». nous sommes à la frontière de la Bresse ceci expliquant sans doute cela !

Le village de Croix se nommait Sane au XVIIe siècle ap JC.

La Saâne ( Sarine ) de Suisse se nommait aussi Sana à la même époque , si la similitude entre les deux noms est à remarquer , la proximité avec le " sana " de marais incite à la prudence .

Mais il est possible que s'agissant d'une frontière ( à la période celtique , les marais , bois , friches , rivières servaient souvent de frontières ) il y ait eu confusion entre une origine toponymique Senone ( ou la notion de force ) et le mot marais issu du latin ,

                 

8 / Chavéria ( deuxième moitié VIII ) / Senay : Importante nécropole du Jura comportant de longues épées en fer et en bronze .Le site occupe une position stratégique dans le réseau routier des Sequanes , il est très intéressant de constater la persistance du complexe religieux à l'époque Gallo-Romaine , les restes d'un monumental mausolée de la deuxième moitié du IIe siècle ap JC ont été découverts sur la commune .Des constructions Gallo-Romaines ont aussi été repérés sur la commune de la moutonne et il n'est peut être pas surprenant de trouver sur le même espace le village de Senay , radical sen ( pas d'informations historiques sur ce lieu-dit ) .

                       

9 / Cernay : Cernay est le nom Français qui a remplacé le nom d'origine , hors en Alsacien le nom s'orthographie " Sànne " ( aussi orthographié " sennheim ou sennenheim " ), nom attestée sur les cartes du dix-huitième siècle sous la forme " Senne" , à noter que le village est situé à quelques kilomêtres au Sud-Ouest de la zone tumulaire d'Ensisheim et donc dans sa sphère d'influence . A noter aussi ( le hasard faisant bien les choses ) que de nombreuses sources ( récentes et anciennes ) comme la société pour la conservation des monuments historique d'Alsace  ( bulletin 1863 ) , situent la bataille contre Arioviste à proximité de Cernay , un tertre est cité par César dans la plaine , or il en existe de nombreux entre Cernay et Reningue ( est cité notamment un tertre de 10 mêtres de haut et de quarante mêtres de diamêtre et les restes d'un camp non loin du Vieux-Thann )

               

10 / Ensisheim ( VI / 500 av JC ) : Ensemble forestier au sud-ouest du village , comprenant une vingtaine de tertres funéraires ; à environ 1,5 km au nord-ouest de ce complexe se dresse un immense tertre isolé , le collier en or retrouvé à l'intérieur est de la même époque ( vers - 475 ) que celui de Mercey et de Hatten ( bas-Rhin ) , Hatten est situé à quelques km de Siegen .

 

11 / Siegen : Le nom est le même qu'en Rhénanie-Palatinat et basé sur la notion de force ( racine seg ou segodunum ) , pas d'informations historiques sur le village , par contre il est voisin immédiat de la région de Haguenau ( et à quelques km de Hatten ) , région extrêmement riche en tumuli ( Hallstatt , plusieurs centaines ) .

Hatten présente des similitudes avec le site d'Ensisheim qui présente lui-même des similitudes avec Mercey ( Haute-Saône ) .

 

12 / Sien ( Allemagne , dist de Birkenfeld ) : L'homonymie remarquable du nom avec ceux issus d'un rapport éventuel avec la présence senone interpelle !

Sans information historique notable , il faut toutefois noter sur place une nécropole tumulaire de la culture de Hunsruck-Eifel ( VIII/Ve siècle av JC , fin du 1er âge du fer donc même période que la présence Senone ), cette culture ne sera pas affectée par les grands mouvements de la fin du Ve siècle du fait de sa position septentrionale .

 

13 / Conliège ( début V ) : Necropole tumulaire du Jura où il fut trouvé un bracelet à rapprocher de celui de Mercey , on y trouva aussi un bracelet d'un type proche de celui de Vix ou de Cressier ( N-O de la Suisse )

 

14 / Apremont ( VI ) : Enorme tertre dominant la vallée de la Saône et faisant partie de l'ensemble de tumulus princiers de Gray ( tombe à char ) , la longue épée en fer découverte a été signalée dans le même contexte en Allemagne du sud et surtout dans les tombes de Diarville et Marainville-sur-Madon ( Meurthe-et-Moselle ), ces tombes sont à mettre en relation avec le site de hauteur fortifié de Saxon-Sion.

 

15 / Mercey  ( V ) Haute-Saône : complexe de 3 tumulus , objets en mauvais état mais dont la grande barre en fer retrouvée dans l'un des tumulus semblerait indiquer la présence d'une tombe à char à mettre en relation avec les tumulus de l'Est de la France et notamment ceux de la Franche-Comté .

 

16 / Marainville-sur-Madon ( VII ) : Tombe Hallstattienne à char sous tumulus , longue épée en fer .En relation avec le site de Saxon-Sion à quelques km .

 

17 / Saxon-Sion : Oppidum non daté précisément mais qui a donné son nom à toute la région environnante ( le Saintois ) , l'association des deux noms est intéressante , il semble que l'on doive rejeter l'idée que Saxon soit de même origine que la tribu germanique du même nom , quand au deuxième il est bien connu puisque issu de Segodunum .

Le mot Saxon vient très certainement du mot Latin saxum, « roche, rocher, roc ».

Quand au nom de Sion , les documents anciens font défaut , il est possible que la ville se soit appelée « Segintum « au Ve siècle , le premier sanctuaire chrétien était nommé Ecclésia Segintensis ou Suentensis .

Capitale du pagus Seuntesis, devenu par la suite le Saintois ou Xaintois, la ville de Sion était l'un des plus importants sanctuaires gaulois de l'est de la Gaule, consacré à Rosmerta. Le temple occupait un espace très modeste à l'emplacement de la nef actuelle de la basilique.
Le pélerinage à la Vierge qui s'y déroule encore tous les ans le 15 août est une survivance christianisé des cultes païens locaux.


( On peut noter , coïncidence ou pas qu'à coté de la ville de Sion dans le valais Suisse , à quelques km , on retrouve le village de Saxon , lieu important en relation avec la vallée de la Sarine .)